Petit conte du temps de Noël

JulavoLe Père Noël parlait le noélique, comme chacun sait. Langue mélodieuse et traînante, le noélique aurait pu devenir la langue d’un monde aimant et gai, enclin à la rêverie et attentif à l’imagination. Mais voilà, le monde n’était pas comme ça, et rares étaient ceux qui voulaient apprendre cette langue curieuse, assez difficile et surtout inutile, de l’avis de tous ceux qui ne l’avaient jamais entendue et encore moins pratiquée. Le noélique finit ainsi par n’être plus parlé que par les anges, les fées, les gnomes, les sylphes, les rêveurs et quelques oiseaux. Et le Père Noël.

Comme le Père Noël avait du temps tout au long de l’année, il décida d’adapter la belle langue de l’amour au monde contemporain et envoya le résultat de son travail sur terre, chez un jeune Polonais, né un peu avant Noël dans la ville enneigée de Stok-La-Blanche, dans l’empire du Tsar. Ensuite de quoi, il se hâta de commencer sa tournée avec sa hotte remplie de rêves poudrés.

On connaît la suite, le petit Polonais qui avait reçu dans son sommeil le projet de langue la transcrivit et en fit l’espéranto, la langue de l’espoir d’un monde meilleur. C’était il y a plus d’un siècle.

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Ce qu’on sait moins, c’est que le Père Noël s’éprit d’une autre langue, le srpskhrvtsk, qu’il avait entendu parler dans les Balkans, où, dans chaque cuisine, autour de chaque feu, on avait coutume de déboucher une bouteille d’un alcool fort, mais surtout délicieux, appelé šljivovica, qui vous enflammait la gorge et le coeur, surtout quand chantaient les Tziganes.

Ah, cher lecteur, chère lectrice, si vous voulez lire la suite, il vous faudra apprendre l’espéranto. La traduction français a été arrêtée ici, allez savoir pourquoi… Une facétie du Père Noël, très certainement.

 Essayez donc de lire la version en espéranto. Qui sait, peu-être comprendrez-vous tout?